SEO PrestaShop en 2026

PrestaShop : Le SEO s’écroule chez de nombreux marchands

Est-ce que votre PrestaShop est en train de disparaître de Google sans que vous vous en rendiez compte ? Voilà le genre de question qu’il faut se poser en 2026, parce que la donne a bien changé.

Le SEO en 2026, ce n’est plus le SEO de 2010

Petit voyage dans le temps : dans les années 2010, on faisait son PrestaShop, on le mettait en ligne, et on pouvait ramasser du trafic et des visiteurs assez facilement. Maintenant, 16 ans plus tard, c’est nettement plus compliqué.

Ce que j’observe chez mes clients, c’est qu’il y a deux catégories de marchands qui se dessinent. D’un côté, ceux qui ont pris conscience du problème et qui se disent « il faut qu’on fasse quelque chose parce qu’on est en train de disparaître ». De l’autre, ceux qui constatent la baisse de visibilité, mais qui ne font rien.

Et pendant ce temps, une forme d’élite du e-commerce est en train d’arriver et ravage le marché en force. Elle ne laisse plus vraiment de place aux plus passifs, ceux qui ont surfé sur la vague des années 2010 sans jamais adapter leur stratégie. Les cartes sont clairement en train d’être redistribuées.

La recherche Google en 2026

Prenons un exemple concret. Je tape « parasol déporté » dans Google, et regardons ce qui se passe. En haut, il y a toute la partie Shopping. Déjà, ceux qui ne font pas de Google Shopping se tirent une balle dans le pied. Je ne dis pas que c’est le canal le plus rentable dans tous les contextes, mais si vous avez un e-commerce et que vous refusez d’être visible en première page à côté des leaders, c’est très compliqué de survivre.

Si vous ne voulez pas y aller à fond, trouvez au moins une stratégie : diffuser à des moments plus calmes, cibler intelligemment, mais il faut trouver quelque chose.

Ensuite viennent les résultats sponsorisés, puis enfin la partie naturelle. La zone du SEO pur se réduit visuellement, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas y être. Au contraire.

Petite observation en passant : sur une partie des recherches, la livraison gratuite ressort beaucoup. « Livraison, livraison, livraison », battez-vous là-dessus. Je ne dis pas de tout offrir, mais au moins alignez-vous sur les pratiques du marché de vos concurrents.

Les 3 leviers SEO qui comptent vraiment

Bon, concrètement, sur quoi faut-il travailler ? Trois leviers principaux :

**Le contenu** — Ça paraît basique, mais c’est fondamental. Si on cherche « parasol déporté » et que votre produit ne s’appelle pas « parasol déporté » ou ne mentionne pas ce terme, Google ne peut pas deviner. La recherche doit s’harmoniser avec le nom du produit, le titre, la description. Ça semble évident dit comme ça, mais je vois encore beaucoup de sites où ce n’est pas le cas.

**Le netlinking** — Faire pointer des liens vers votre site. Tous les sites qui ont de l’autorité, tous ceux qui sont bien positionnés en SEO, ont des liens qui pointent vers eux. Si vous n’en avez pas, vous perdez la bataille. Il faut absolument en obtenir, soit en achetant des liens, soit en les provoquant de manière indirecte : demandez à vos fournisseurs, à votre commune, à vos partenaires. Il faut en collecter, il n’y a pas de raccourci miracle.

**La technique** — Pour ce point, je vous recommande vivement de passer par la Search Console.

La Search Console, le docteur de votre site

La Search Console, c’est le docteur de votre site. Et pourtant, même chez mes clients, on ne la regarde pas assez souvent, alors qu’elle joue un rôle fondamental.

Elle donne des réponses à plein de problématiques. Tout ce qui remonte comme erreurs, tous les problèmes soulignés, il faudrait les corriger. Le but n’est pas de viser la perfection technique, mais il y a énormément de sites où le potentiel d’optimisation est grand.

Mon conseil pratique : si vous ne comprenez pas ce qui remonte dans la Search Console, si vous ne savez pas ce qui est urgent ou non, faites des captures d’écran des différentes rubriques et donnez-les à l’IA avec laquelle vous avez l’habitude de travailler. Demandez-lui son avis, expliquez le contexte, dites-lui que vous voulez prioriser une action. L’IA peut clairement vous aider à faire le tri et à progresser.

SEO vs pub : la différence fondamentale

Un truc à bien garder en tête : quand vous coupez la pub, vous disparaissez direct. Le SEO, c’est différent. Vous investissez pour construire le positionnement, mais une fois la brique en place, si vous arrêtez de dépenser, vous êtes toujours là. Vous ne payez pas pour chaque visiteur.

C’est pour ça que je réagis toujours quand j’entends « le SEO c’est fini, il faut faire de la pub ». Pas du tout ! Le SEO reste une des briques les plus importantes. On n’est clairement pas dans une ère « commerce agentique » où on peut se passer du référencement naturel.

Concrètement, la répartition des sources de trafic qu’on voit chez les clients, c’est du trafic direct (20-25%), du payant (autour de 10-15% en moyenne dans mon expérience), du SEO (30-35%) qui reste très important, et un peu d’emailing/réseaux sociaux.

L’idée à retenir : si un canal chute, il faut que les autres puissent vous faire survivre. Ne dominez pas sur un seul canal, cherchez l’équilibre. C’est aussi une question de sécurité à long terme.

Le message final

Si vous avez l’impression que ça chute, que ce n’est plus comme avant, et que vous n’avez rien mis en place de nouveau, c’est normal. Il y a plus de monde, plus de concurrents, plus de sociétés qui mettent des moyens. Il faut s’agripper et mettre quelque chose en place.

Et à partir du moment où vous mettez en place quelque chose, il n’y a plus qu’à persévérer et attendre. Le SEO c’est long, c’est parfois ingrat parce qu’on n’a pas les résultats tout de suite, mais tous les géants que vous voyez positionnés en naturel n’arrivent pas là par magie : « ils font des efforts ».

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