Avenir e-commerce

Peut-on réussir son e-commerce en 2017 ?

Attention, j’espère que vous n’avez pas froid aux yeux… si c’est le cas mettez déjà vos lunettes de ski ! Je viens d’avoir eu une conversation avec un contact, qui m’a demandé qui sont mes clients qui vivent du e-commerce.

Le marché est obscure

Avec la vente sur internet, il est toujours difficile de mesurer l’importance d’une boutique. Vous avez parfois des sites qui sont très soignés visuellement et qui ne vendent pas forcément à proportion. D’autres sites parfois plus basiques s’en tirent mieux… et parfois avec moins de produits.

La Suisse c’est petit, alors qui vit réellement du e-commerce ? Et est-ce qu’on peut-vivre bien ? Est-ce que ça rapporte réellement de l’argent ? Des sites e-commerce il y’en a à la pelle, mais difficile de concevoir qu’ils soient tous rentables.

J’ai eu une conversation…

Oui, j’ai parlé avec un contact qui a déjà une activité e-commerce solide en Suisse et qui me demandait, combien de temps ça me prenait pour mettre en place une boutique et combien je facture ça à mes clients. J’ai annoncé que je travaillais sur une base de 5’000 CHF pour la création de boutiques et forcément il m’a fait les gros yeux…

Ce qu’il m’a mentionné c’est que 5’000 CHF c’était rien du tout par rapport à ce qu’il avait investi lui dans son e-commerce qui à présent lui génère du revenu et qu’à son sens le montant était totalement utopique.

Mon contact possède aussi une entreprise informatique et est entré en contact avec quelques grosses entreprises de la région pour proposer une plateforme e-commerce solide sous Magento (car celles-ci n’en n’avaient pas). Les entreprises n’étaient pas vraiment chaudes, surtout qu’il a annoncé des prix d’investissement qui correspondent réellement à ce que lui a potentiellement investi, afin d’avoir une rentabilité.

5’000 CHF c’est un leurre

Forcément dans notre discussion, mon contact ma demandé… « Oui mais quelle entreprise a réussi en investissant un montant pareil ? ». Et c’est vrai que c’est un peu gênant, mais à vrai dire… je ne suis pas certain d’en avoir dans mes clients.

Sincèrement, j’ai pas honte de dire que des clients qui ont investi 5’000 CHF n’ont pas réussi leur e-commerce, mais à qui la faute ? Comment envisager de lancer une entreprise avec 5’000 CHF et atteindre un chiffre d’affaire de 100’000 CHF après 1 an ? Sans marketing ? Sans publicité ? Pour une entreprise totalement inconnue ? C’est juste impossible.

La question n’est pas uniquement de créer un e-commerce ou non, mais aussi de créer une entreprise, créer une clientèle, un réseau de distribution. Tout cela est très long, compliqué et demande énormément de travail.

Donc il ne faudrait rien faire ?

C’est ce que j’ai dit à mon contact, c’est que … sachant qu’une partie des boutiques que je réalise, seront certainement abandonnées dans les années à venir, il faudrait donc j’évite de proposer des prestations à ce prix ?

Et donc sur la base de ce même raisonnement, on partirait sur des budgets du type 100’000 CHF minimum pour un e-commerce et continuer à monter en fonction des exigences ? Oui ça serait le top, mais juste déjà inaccessible (en terme de gestion) pour une entreprise comme la mienne qui fait une micro-taille… avec des petits clients.

De plus, il faudrait encore trouver ces clients qui veulent investir dans la vente en ligne, ce n’est pas parce que des entreprises ont de l’argent que forcément elles veulent investir dans la vente en ligne, sans réelle garanties au bout du compte. Et donc il faudrait que j’attende ce gros client « idéal » qui ne viendra peut-être jamais ? Difficile d’imaginer cela.

Voici un classement des clients

Pour mieux vous rendre compte, voici une classification des e-commerçants avec le plus de chance de réussite (plus on descend dans la liste, moins vous avez de chance).

  1. Vous avez déjà une entreprise, mais vous lancez un e-commerce en complément, afin de compléter votre offre magasin physique. Votre nom est déjà connu et vous avez un réseau de clients.
  2. Vous partez de rien, mais vous êtes développeur ou webmaster, vous êtes capable de gérer la technique. Reste bien sûr à voir si vous avez l’esprit du commerce.
  3. Vous partez de rien et vous devez faire appel à une agence web.

Les clients en 3ème position, ceux qui ont le moins de chance de réussir sur le web, parce qu’ils sont limités techniquement. Ils n’ont pas de notoriété… pas vraiment de ressource, tout reste à faire.

Par contre, en 1ère position, les entreprises qui existent déjà dans la vie réelle, ont à mon sens une bonne longueur d’avance sur tous ceux qui se lancent en « croyant » réussir à percer, mais qui s’appuient sur une base totalement virtuelle.

Vivre du e-commerce

Avant d’arriver à ce stade, il faut un sacré trafic… de bonnes marges sur les produits et ça ne se fera pas en quelques jours. Imaginez que vous désirez gagner 4’000 CHF par mois.

  • 4’000 / 30 = faire un bénéfice de 135 CHF par jour
  • Imaginons que vous fassiez du 30% de marge sur vos produits :
    – vous devez vendre minimum 450 CHF par jour
  • Si on dit que le panier moyen est de 100 CHF :
    – il faudra entre 400 et 500 visites par jour
  • A la fin du mois vous aurez 4’000 CHF :
    – il faudra déduire toutes vos charges pour avoir votre salaire

A voir comme ça, finalement ça semble pas si compliqué… c’est surtout que la difficulté est sous-estimée. Avant d’arriver à 500 visites par jour sur votre boutique, il faudra « mouliner » un maximum. Et encore, dans cet exemple, j’ai pris des marges et un panier moyen qui sont relativement confortables.

Bilan

Faire le rabat-joie déjà en début d’année ? Non c’est pas mon genre, mais mon contact à tout à fait raison… avec le budget de la plupart des clients, c’est une goutte d’eau dans l’océan. Cela n’empêche pas de pouvoir « vivre » de son activité et de « survivre »… grâce à internet. Seulement de ce que je vois, les entreprises e-commerce qui marchent le mieux sont quand même celles qui ont déjà une entreprise ancrée dans le monde réel.

12 réflexions au sujet de « Peut-on réussir son e-commerce en 2017 ? »

  1. Merci pour cette analyse et ces articles toujours très intéressants plein d’honnêté. C’est hélas la chose que je vois aussi souvent en e-commerce.

    Difficile de faire comprendre aux clients l’importance du marketing une fois le site construit. C’est un investissement certes mais une fois avoir développé un bon site avec un expert du domaine comme vous, ce serait dommage de ne pas le rentabiliser.

    La visibilité ne va pas venir par magie, tout futur e-commerçant devrait prévoir un budget pour ça. Quand on parle de budget, on ne parle pas forcément de sommes dérisoires. Avec peu on peut déjà faire beaucoup. Bien sûr uniquement si les produits/services vendus ont une vraie valeur ajoutée. C’est le seul critère important que nous ne pourront pas changer. Mais si ce paramètre est là alors la différence peut être incroyable ! Le budget webmarketing devrait faire parti de tout projet e-commerce. J’ai plusieurs exemple de boutiques qui ont vu leur chiffre d’affaire s’envoler à la hausse une fois que l’e-commerçant a osé franchir ce pas supplémentaire. Donc oui osez !

    Merci pour ces articles toujours très pertinents et au plaisir de se rencontrer une fois.

    1. Le marketing est à mon sens largement sous-estimé, sans visibilité on fait rien et actuellement la visibilité coûte très cher.

      Un des problèmes, c’est que beaucoup de clients pensent que lancer une boutique sur le web c’est une méthode « économique » pour faire du business, alors que c’est tout le contraire.

      Effectivement, on peut ouvrir une boutique facilement, mais après ? Faire le levier pour vendre et avoir une boutique suffisamment optimisée pour convaincre, pour donner envie… pour être crédible, c’est beaucoup plus difficile.

      Il y’a un gros potentiel à développer des prestations marketing à coût fixe, pour tous ces petits e-commerçants, afin qu’ils puissent mettre en place une permière amorce.

      Merci pour votre participation !

      1. Bonjour,
        Et tout d’abord bonne année.
        Il me semble que même pour les petits e-commerçants n’ayant ni boutique physique ni réseau, et ne disposant pas obligatoirement de marketing il existe une autre voie. Celle qui fait référence à des places de marchés. Supposons je je référence aussi mes articles sur Cdiscount, Amazon, ebay et Priceminister, j’ai la possibilité de faire référence à mon site. Donc je peux jouer sur le trafic généré par les market-places pour en créer sur le mien. C’est ce que j’ai fait en 2015-2016, mais je suis dans un créneau assez particulier, et le CA généré n’était qu’une partie de mon CA global. Mais peut être me trompe-je n’étant pas installé en Suisse.
        Cordialement

        1. Bonjour,

          Vous avez raison dans votre approche, les plateformes tiers « Comparateurs / Marketplaces » peuvent amener de la visibilité. Pour la Suisse c’est un peu plus compliqué, car la plupart des gros sites francophones sont en France, il est ensuite difficile pour nous d’être concurrentiels sur les frais de ports à l’étranger. La Suisse c’est un petit pays… avec beaucoup de subtilités (déjà rien qu’au niveau des langues).

          Dans la plupart des e-commerçants qui réussissent, quasiment tous font appel à l’utilisation de ces plateformes, il faut donc croire que cela en vaut la peine. Bien souvent l’amortissement du client, se fait sur les ventes qui suivent. Souvent le but est de vendre une première fois au client via la Marketplace, pour ensuite l’inciter à acheter sur votre propre boutique pour la prochaine commande. Et oui, ça reste un sacré challenge !

          Merci pour votre message !

  2. Bonne année, tu commences fort et risque d’en décourager plus d’un!

    Il est possible de commencer petit et de réussir encore aujourd’hui mais ça prend au moins du temps et demande de ne pas compter ses heures.

    Je suis dans le livre anciens, un domaine très concurrentiel ou 100 000 euros ne suffiront certainement pas à percer!

    Pourtant on peut commencer petit et en vivre, en se servant des marketplaces pour commencer et se faire un carnet d’adresse, fidéliser des clients et les amener à revenir pjus tard mais sur son site. C’est ce que j’ai fait et petit à petit mon CA site grossit et je suis arrivé à un stade ou je limite mes ventes sur ebay, abebooks et consorts, non pas qu je veuille pas vendre mais je suis limité par ma capacité à trouver de bon livres et à mettre des annonces alors autant en mettre plus là ou ils rapportent plus (mon site).

    Encore bonne année à tous, il y a toujours de la place pour ce qui le veulent vraiment et n’ont pas 100 000 euros.

    1. C’est une très bonne initiative de partager ton expérience, en fait je reproche aussi à certains clients de ne jamais avoir déjà essayé de vendre un article avant de se lancer (ex. sur un site d’annonces, d’enchère etc…).

      Il ne faut pas négliger les autres canaux de vente comme Ebay, Amazon et autres marketplaces qui sont des apporteurs de potentiels clients.

      Le gros problème c’est qu’il faut initialement une passion, il faut que ça soit le moteur du business et pas « je veux faire du cash rapidement », car l’illusion est grande. Très rapidement, la motivation risque de baisser après 6 mois / 1 an, si on vise surtout l’aspect financier.

      Ce n’est pas ceux qui ont le plus d’argent qui réussissent forcément le mieux, mais surtout ceux qui sont « motorisé » par une passion, une envie et surtout qui « passent à l’action » en exécutant régulièrement de nouvelles opérations sur leur boutique.

      Le marché de la vente en ligne va attirer toujours plus de monde, il y’aura toujours de la place… mais surtout pour les gens passionnés, qui prennent le temps et qui voient plus loin dans la vente en ligne qu’un simple « canal de vente ».

      A bientôt !

  3. Merci pour ce post. Le gros problème pour nous a été de trouver les personnes adéquates pour nous aider à avoir un site potable. Des vrais pros, pas des narcissiques qui se trouvent fabuleux et qui en fait cassent tout le travail déjà accompli 🙂 Et là ça en est plein de ces personnes avec un ego démesuré. Autre chose, les clients changent de méthode d’achat assez rapidement. Leur comportement change donc il faut être très réactif. Autre chose, les grosses entreprises commencent à mettre des gros sous dans leur structure internet et donc difficile de régater pour les petits. Le webmarketing est le plus important à mon avis mais trouver des gens compétents dans le SEO ou Google ou Facebook ou…. c’est très très dur car c’est un métier et très très peu sont des vrais pros dans ce domaine. Et c’est pas parce que je mettrais CHF 100’000 dans le site que j’aurais un bon site, ça j’en suis certain aujourd’hui :). Tout va dépendre de qui fait ton site et si la base est propre/white. Et pour tous ceux qui vendent sur internet des produits communs, l’acheteur suisse va de plus en plus acheter à l’étranger car persuadé que tout est moins cher ailleurs que chez nous en Suisse et là si vous trouvez la solution pour rentrer dans la tête des gens et faire qu’il ne tape plus directement amazon.de ou cdiscount.com et bien dîtes le moi car ce comportement devient de plus en plus fréquent et aucun webmarketer n’aura de solution à ce problème… Les places de marchés suisses ont aussi beaucoup perdues depuis 2-3 ans. Donc vivre uniquement du ecommerce je dirais OUI mais il y aura peu d’élus et pas qu’en Suisse.

    1. Hello,

      Trouver le bon prestataire rapport qualité / prix n’est pas toujours évident et que celui-ci ait une préoccupation de la situation financière du client pour ne pas « exploser » son budget.

      Le problème d’internet reste que dans la tête des gens, on peut avoir un site « gratuitement », donc avoir un site et vendre… ça devrait être simple, mais la réalité en est tout autre.

      Bien souvent on dit qu’il y’a trop de sites… c’est vrai… Mais est-ce qu’il y’a trop de sites bien ? Là c’est bien moins certain. Pourquoi sur certains sites on y va pour le plaisir ? Par ce qu’il y a du contenu, de la ressource… parce que chaque jour ça bouge et on sait qu’il y a du nouveau. Sur beaucoup de sites c’est clairement statique, on sent qu’il n’y a pas de vie.

      On peut vivre du e-commerce oui, mais il faut investir régulièrement et travailler continuellement sur sa boutique, trop rares sont les marchands qui passent plusieurs heures par jour à optimiser et renouveler le contenu de leur shop ou de le faire évoluer.

      A bientôt !

  4. Encore un article riche en enseignements et qui a le mérite de démystifier certaines idées préconçues qui entourent encore le monde merveilleux du e-commerce ….

    Il est vrai, qu’en soi, il n’est aujourd’hui pas trop compliqué de créer sa propre boutique en ligne.
    Mais une fois qu’on a entre les mains un site correctement optimisé et un tant soi peu « vendeur », ce qui est déjà plus compliqué qu’il n’y parait… reste encore à faire venir les acheteurs potentiels et à faire en sorte qu’ils convertissent !

    Car comme dans la vrai vie, certains e-marchands n’ont soit pas la fibre pour un sous, soit se tirent une balle dans le pied avec des sites qui n’inspirent pas confiance ou qui pêchent par des détails qui peuvent refroidir plus d’un client.
    Par exemple, il y encore quelques jours, le transporteur qui apparaissait au moment de finaliser l’achat était différent de celui qui était annoncé dans la page de livraison …. pas très sérieux.
    Et combien de fois je suis tombé sur des sites lents, « buggés »… qui ne m’ont tout simplement pas donné envie d’acheter ?

    Parce que si la passion est en effet souvent le moteur du succès, c’est à la condition que l’impression générale soit celle d’une boutique sérieuse et fonctionnelle.

    D’autant que dans certains secteurs très concurrentiels, cette même passion ne pèse finalement pas bien lourd face aux moyens employés par une meute attirée par l’odeur de l’argent facile…

    Par exemple, dans mon domaine d’activité – la vente de vin en ligne – certains commerçants qui aiment foncièrement leurs produits – des vins et des champagnes de terroir ayant une identité propre – se font malheureusement souvent devancer par des informaticiens ou des anciens élèves d’écoles de commerce qui débarquent avec des concepts foireux de « box vin & machin chose » et autres « App-Choose-Your-Wine » !
    L’idée est évidemment de générer un max de blé en peu de temps en utilisant certaines vieilles ficelles pour apparaitre sur le devant des résultats de l’ami Google … la plus visible d’entre elles consistant à faire appel, moyennant finances évidemment, à des bloggeurs-autrefois-pseudo-journalistes conciliants et chargés du rôle d’influenceur pour mieux populariser les contenus sur les réseaux sociaux…
    Et le pire c’est que ça fonctionne ! De gros moyens web-marketing (dans le cas présent, je devrais plutôt écrire d’enfumage …) et voilà l’opportuniste se faire une belle place au soleil sans même avoir besoin de maitriser son sujet.

    Oui mais quand même, l’honnêteté et le sérieux ça compte ? Tous ces articles publi-rédactionnels, toutes ces pratiques si courantes dans le Monde du Vin et ailleurs, dictées par l’appât du gain, le consommateur, il finit bien un jour par s’en rendre compte, non ?
    Sur le long terme oui, j’en suis intimement convaincu, La sincérité prime !
    En tout cas j’ai la faiblesse d’y croire à en juger par les clients qui nous font confiance, et ce sans avoir recours aux « promos immanquables – TOUT à -40% ! et autres Champagnes mariage à petit prix ! »
    Mais entre-temps le petit « casse » aura plus ou moins permis de glaner son lot de billets…comme un feu d’artifice.

    D’ailleurs ce feu d’artifice est lui aussi entretenu par certains référenceurs-SEO qui vous font miroiter une myriade de backlinks vers votre site pour un prix défiant toute concurrence. À vous la première place des résultats naturels et les retombées qui vont avec. Mais quand demande à ces prétendus spécialistes : qui sont les rédacteurs ? Et où sont hébergés les liens en question ? Là, le mystère plane ….

    Au final, vous l’avez compris, je voulais alerter certains lecteurs sur certaines pratiques peu recommandables qui parasitent le monde du e-commerce et qui parfois peuvent démotiver celles et ceux qui ne luttent pas à armes égales avec leurs concurrents.

    Formez-vous – ça vous évitera de prendre pour argent comptant les préconisations des Agences Web et des pros du marketing – différenciez-vous, continuez à entretenir votre passion et soyez professionnels : c’est le meilleur moyen pour durer !

    1. Bonjour,

      Effectivement, le problème c’est que le commerce en ligne est parfois mal expliqué. Oui on peut ouvrir sa boutique en ligne pour 3 fois rien (moi-même je prône ce discours), par contre réussir à vendre sans investir, c’est difficilement envisageable.

      La passion est un élément fondamental de la réussite, peut importe le domaine. Seul, problème il faut donner énormément de temps et de soi-même avant de récolter les premiers résultats. Pour trop de e-commerçants, leur motivation principale c’est l’aspect financier… du coup, ils s’épuisent très vite (surtout quand les ventes n’arrivent pas).

      Effectivement de nouveaux systèmes émergent, comment par exemple le système des boxes, on en trouve pour tout à présent (rassurez-vous j’en vois énormément qui échouent). Mais à nouveau, une bonne partie des gens se lancent sur le créneau, parce qu’ils ont vu d’autres réussi sur la niche des boxes… mais dans le fond, le concept ne les intéresse pas vraiment. Il faut miser aussi sur une valeur sûre, qui sera encore toujours ancrée des années plus tard, il faut à tout prix éviter les modes / tendances.

      Il est vrai, qu’on peut actuellement s’approprier de la visibilité sur le web, sans pour autant être un « grand » passionné et devancer du coup les « vrais » passionnés ancrées dans le monde réel, mais à mon sens cela reste limité. Sur le web, aujourd’hui on est rarement seul… si vous êtes passionné dans le monde réel (mais pas trop fan du virtuel), il faut que quelqu’un transcrive pour vous cela sur le web, c’est important pour s’assurer une visibilité.

      Pour le référencement, c’est une grande question il faut pouvoir trouver les bonnes personnes avec qui travailler et fixer des objectifs par palier pour l’optimisation. Si je devais donner une stratégie vraiment « essentielle » et ultra-basique, je dirais… créez du nouveau contenu (1 page d’au moins 500 mots) qui soit « unique » chaque jour… pendant 1 an. Avec 365 articles / actualité rédigés… impossible de ne pas être visible et vous pourrez déjà faire le point.

      Le dernier élément que vous mettez en avant, concernant la formation… c’est un point crucial. Il faut apprendre pour devenir autonome et que vous puissiez exécuter le travail. A mon sens le plus difficile n’est pas de savoir « ce qu’il faut faire »… mais surtout « d’exécuter des tâches » de manière régulière et pointue en gardant toujours la motivation tout au long de l’année (constance d’exécution).

      Aujourd’hui, ma constatation avec les petites entreprises et PME suisses, c’est que le budget investi sur la boutique est restreint. Bien souvent il n’y a pas de budget marketing… et le marchand passe trop peu de temps à créer / optimiser du contenu et ne peut pas forcément payer un employé pour le faire. Difficile d’envisager le succès d’une boutique dans ces conditions, quant à côté vous avez des concurrents qui misent beaucoup sur la publicité et qui alimentent chaque jour leur site qui devient de plus en plus important.

      Enfin, je m’égare un peu… mais qu’on se rassure, il y’a encore de la place pour tous ceux qui ont envie de travailler pour se faire une place.

      Merci pour votre retour d’expérience.

  5. Bonjour, excellent article comme toujours, et selon mon expérience personnelle je vous rejoins sur de nombreux points dans vos commentaires :

    – Je pense faire partie de la catégorie N°2 :
    -> Même si je ne suis pas un pro j’arrive suffisamment à bidouiller le PHP, le CSS, les mise à jours etc… pour gérer mon site moi-même.
    -> Ensuite l’utilisation d’outils comme Google Analytics et Webmaster-tools sont importants tout en se gardant de passer trop de temps dessus.
    -> Rechercher/Evaluer de bon modules Prestashop pour optimiser le magasin prend du temps => et là, ** MENTION SPECIALE ** à votre module « Postfinance » qui est tout simplement TOP !!! Près de 50% de toutes mes ventes se font par ce module. Le reste étant le virement bancaire et Paypal.
    -> Rechercher, lire et mettre en pratique des astuces d’optimisation prend également du temps et sans vouloir passer la pommade, 1x encore votre site est une mine d’or.
    -> Pour cette partie là, j’estime que cela consomme environ 15% de mon temps

    – La passion :
    -> Cela fait maintenant 5 ans que mon site est en ligne. Il n’est toujours pas rentable et je dirai que cela ne fait que depuis l’année passée que je rentre tout juste dans mes frais.
    -> Donc votre remarque sur la fausse idée de vouloir se faire de l’argent rapidement est tout à fait juste

    – Le SEO :
    – > Google par exemple modifie régulièrement ses règles, ce qui peut vous faire rapidement chuter dans le classement si vous n’êtes pas réactif ou au courant.
    -> Le passage au HTTP »S » m’a coûté très cher en terme de SEO tout simplement car j’ai intégré le logo de mon fournisseur de T-shirt directement sur chaque page d’article.
    -> La conséquence est que je dois modifier manuellement son URL pour ajouter le « S ». L’avantage est que cela me force à remanier les pages de chacun de mes produits et grâce à votre excellente astuce pour modifier la date de mise en ligne, je peux pour la plupart les indiquer comme nouveaux produits.
    -> J’y consacre 20% de mon temps et cela va me prendre une année pour tout mettre à jour à ce rythme. :o)

    – La créativité et viser le marché de niche :
    -> Mon secteur étant le T-shirt et face à certains sites capables d’avoir plus de 60’000 modèles en ligne (et je dis bien > 60’000 !) pas le choix que de proposer des produits de niches et de déborder de créativité pour multiplier ces niches.
    -> Je dessine mes T-shirts moi-même et je foisonne d’idées mais le temps me manque pour les réaliser.
    -> Je ne peux y consacrer que environ 30% de mon temps avec moitié pour créer et l’autre moitié consacré à la réalisation des visuels, des textes et à la mise en ligne de ces nouveautés.

    – Le marketing :
    -> Principalement sur Facebook, le net est très volatile et par exemple une publication sur ce réseau à une durée de vie d’à peine 24h sans marketing payant.
    -> J’y consacre 25% de temps à publier et à apprendre comment mieux créer des campagnes publicitaires et je me contraint a ne pas dépenser plus que marge complète de bénéfice.

    – Les 10% de mon temps restant sont consacrés au traitement des commandes. La gestion, l’impression et l’envoi des T-shirts étant effectuée par une société tierce.

    Voilà, j’espère ne pas avoir été trop brouillon dans les explications de mon partage d’expérience…

    1. Hello,

      Effectivement, pour vendre sur internet cela implique d’avoir un spectre très large au niveau des connaissances. On ne s’en rend pas vraiment compte vu de l’extérieur, car bien souvent tout semble si simple, c’est surtout quand on s’y plonge et qu’on essaie d’en vivre qu’on prends conscience de la complexité et de la difficulté.

      Se cultiver prends du temps, se tenir informé et avoir une vision globale, suivre des influenceurs sur Twitter sur les différentes thématiques (e-commerce, SEO, marketing etc…). Ensuite, sur ce blog j’essaie de repiquer ce que j’ai vu d’intéressant de le partager avec mes lecteurs… heureux que ça vous plaise.

      Pour le HTTPS je vous conseille d’exporter votre base de données et de faire un remplacement massif des urls via bloc-note (puis de la réimporter), pour gagner du temps. L’opération n’est pas très compliquée à réaliser.

      Le marketing comme je le dis souvent c’est le plus important, on peut avoir le meilleur produit du monde et le meilleur prix, sans communication et visbilité on n’est rien.

      Merci de nous avoir partagé votre expérience sur ces différents points !

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