Ton e-commerce va-t-il survivre à 2014 ?

Avec la création de toutes ces boutiques e-commerce… on peut se demander comment va se profiler l’avenir… Soyons clair, le marché sur internet est très large… mais la concurrence est extrêmement rude… Alors tu as décidé de survivre à 2014 ou tu te crash ?

C’est pas pour vous faire peur mais…
L’autre jour je suis tombé sur un billet de l’academy-ecommerce et je me suis dit qu’il devait à nouveau s’agir d’un article en mode « langue de bois »… on discute…  sans dire les choses vraiment en face. Et bien non cette fois on a Samuel Dubois qui nous balances 4 vérités… comment ça fait du bien… (pour nous prestataire)… mais pour le client c’est quand même un peu la douche froide. Voilà une partie de la réalité du e-commerce… si on en parle tout en restant sincère.

La vidéo de la conférence


On ne fait pas une entreprise avec 2500 CHF / 2000 EUR
Quand j’ai entendu ça… je me suis vraiment marré… c’est clair qu’on va pas se faire une méga boîte avec un tel budget initial… vous ne serez pas la startup de demain (moi non plus d’ailleurs ahah…). Bien sûr qu’on peut faire des shop à moindre coût… mais il faut pas déconner… on a quoi aujourd’hui à ce prix… 3 fois rien (oui ça fait mal mais c’est comme ça). Le -ecommerce c’est du commerce… avec les mêmes coûts sauf que c’est virtualisé…

Cela me fait penser à une demande client…
J’ai un client l’autre jour (vraiment sérieux le mec), qui voulait un shop pour 2’000 CHF / 1’600 EUR et qui visait clairement pour objectif la première année de faire 15’000 CHF / 12’000 EUR de chiffre d’affaire. Et le pire c’est que la boîte a plusieurs points de ventes physique… Non mais bon… à ce prix faut pas déconner… récupérer 6 fois sa mise sur 1 an… c’est pas une loterie… les gens sont complètement fous avec la vente en ligne. Normalement je voulais faire un billet complet sur ces cas délirants… mais bon… je veux pas aggraver ma réputation ahah…

12’000 CHF / 9’600 par mois ?
Cela peut sembler le jackpot de faire un tel chiffre d’affaire mensuel… mais le gros hic c’est que lorsque vous avez tout déduit, charges, logistique, frais et cie… on tombe à vers 1’600 CHF / 1’300 EUR (et encore dans l’exemple les produits ont une bonne marge)… je vous invite à regarder le slide ci-dessous à la page 38. Par la même occasion, profitez de jeter un oeil aux différentes infos du document… si vous écoutez la vidéo en même temps.

[slideshare id=27023954&w=630]

Message à Samuel Dubois
Ton discours je l’ai trouvé assez juste et ça correspond assez bien à ma vision… Si tous les prestataires faisaient le même spitch quand un nouveau client se pointe… il y’aurait certainement moins de boutiques e-commerce clairement… Comme tu l’as aussi bien dit… il existe des petites structures pour des marchands qui débutent et qui sont très bien… Mais on vit dans monde de frime ou chacun croit dominer l’autre… et trop de gens pensent que sur internet y’a pas à s’en faire, car tout est magique. Tout est magique oui… mais pour celui qui a les moyens financiers… sinon… le rêve s’éteint relativement vite.

Bilan
Je voulais profiter de rebondir sur ce spitch pendant que j’ai encore l’émotion du truc… Les clients actuels ne savent pas forcément ce qui est « vraiment important » dans un e-commerce… Au tout début on veut souvent juste « vendre »… c’est un peu comme une première voiture… pourquoi investir comme un fou et se mettre dans la « m… » ? Ce qui intéresse en premier lieu vos clients c’est simplement de pouvoir acheter le produit sur votre boutique… pour ça inutile de dépenser une fortune.

Mon conseil pour survivre à 2014 : rédaction manuelle (fiches produits) + compléter son activité avec un blog + viser une croissance du contenu

Notez mon billet, Google va adorer :
1 étoiles - J'aime pas !2 étoiles - Bof !3 étoiles - Bien !4 étoiles - Très bien !5 étoiles - Génial ! (Soyez le premier à noter ce billet)
Loading...

10 commentaires sur “Ton e-commerce va-t-il survivre à 2014 ?”

    1. Ahaha… je pense qu’il y a une espèce spéciale de « e-commerçants », ce sont ceux qui ont peu de budget et de ressources, mais qui y mettent vraiment du coeur et qui mettent la main à la pâte… parce que leur boutique c’est toute leur vie.

      Il y en a… mais c’est assez rare, le plus souvent ils sont mené par une vraie passion, ils aiment ce qu’ils font… c’est qui leur permet de tenir le coup.

      Par contre ceux qui sont dans la même situation et qui ont fait le choix par vocation commerciale… à coup sûr ils ne passeront pas…

      Tu survivras à 2014 😉 !

  1. Ben pour te donner un exemple, moi depuis la création de la boutique j’ai dépensé 0€ pour l’acquisition de client, Ah certes j’ai pas eu un CA de dingue les premiers mois, mais c’est normal, dans le même temps j’ai réfléchis à comment maximiser ma visibilité et attirer du monde. Petit à petit ça paie, j’ai pleins de PME qui reviennent après une première commande je crée une relation privilégié, par le suivi simplement, je suis à l’écoute, je réponds vite, Internet ne veut pas dire inhumain,

    tu n’as pas 36 solutions, sois tu as de l’argent et il te sert a acheter des idées et du temps, soit t’as pas d’argent, tu y consacre du temps et tu réfléchis.

    une entreprise viable quelle qu’elle soit c’est celle qui maîtrise ses coûts, pas celle qui fait un max de CA parce le CA c’est du vent. Moi je protège mes marges et je me développe raisonnablement, et sans cesse je crée ou apporte un truc à l’édifice.

    je pourrais prendre une pseudo agence SEO a 400€ mensuel pour soit disant augmenter mes ventes, ou encore jeter 100€/jour d’adwords, mais ça reste de l’artificiel et ou bouffeur de marge, à long terme suis je gagnant? j’ai des exemples autour de moi qui font me dire que c’est pas vraiment rentable et tu reste dépendant.

    Je suis passionné par ce que je fais parce j’ai plusieurs casquettes sur le front, et j’aime savoir que je maîtrise la plupart de mon activité, là ou le conférencier à raison c’est la logistique c’est chronophage et pénible, mais j’ai tenu 1 an à faire des colis a 23h le soir après le boulot, et je compte bien être présent en 2015 aussi!

    Evidement mon offre est loin d’être parfaite, j’aurais de la tune, je changerais plein de trucs, mais ça fait aussi partie du challenge, de grandir sans se brûler les ailes.

    1. Je pense que tu soulèves un point important, il s’agit de la maîtrise des coûts, comme tu le dis si bien… à quoi bon faire un chiffre d’affaire énorme… mais avec un bénéfice très faible. L’économie peut se faire partout, mais actuellement la plupart des clients préfèrent « payer » pour un retour sur investissement, que de de directement bosser… ce qui est plus fatiguant. Economiser et diminuer ses frais, c’est aussi ça le secret pour que le marchand vive « mieux de son activité ».

      Dans ton cas tu es parti de zéro, tu as commencé progressivement… tu y mets du coeur et c’est certainement cela qui est le plus important et qui fait réellement la différence… Des solutions comme Prestashop proposent déjà tout ce qu’il faut de base…certains marchand m’appellent et me demandent « quels modules installer pour vendre plus ? » rien à voir finalement… ils ont tout entre les mains, mais le plus dur est à faire s’y mettre vraiment.

      Clairement que pour l’expédition ça va aussi un moment… ces colis c’est « chiant » (si si j’avais expérimenté cela à mes débuts)… Après il faut trouver le bon gestionnaire logistique, pas trop cher et sérieux… là aussi on attaque à nouveau la marge, du coup à bien mesurer si l’enjeu en vaut la peine par rapport à son volume.

      L’offre loin d’être parfaite ? Ce que je dis souvent à mes clients, c’est que je préfère largement voir leur shop évoluer et continuer d’avancer, plutôt que de viser une perfection… et que la boutique stagne pendant des mois.

      Oser et tenter… ça fait partie du secret du e-commerce !

  2. chez moi l’avantage c’est que le client paie un prix juste, y a pas de superflu!

    Après je peux comprendre aussi le type qui pose 50 000€ sur la table qu’il faut qu’il rentre dans ses frais rapido aussi, mais tu en as beaucoup de ces clients là?

    1. C’est ça aussi qui commence à faire bizarre à la grande distribution, les petits prennent une marge plus raisonnable… le monopole tombe sur certains type de produits (pas tous).

      Pour le moment ça ne fait pas vraiment partie de mes clients… et sincèrement je pense que ce n’est pas mon but…

      Je préfères tourner avec un tas de petits… qu’avec quelques gros qui décident finalement tout à ma place… et on devient presque salarié de ces gros clients.

        1. Oui au début je pensais que viser les gros était un réel plus… finalement je constate avec mon retour d’expérience, que je me suis complètement trompé.

          Le secret de la stabilité c’est de se reposer sur un max de petites transactions et de petits clients… on reste le maître à bord et le bateau ne chavirera pas à la première vague 😉

  3. Article très intéressant !

    Pas mal la vidéo, mais pas encore assez décourageant 🙂

    Pour survivre en 2014 avec son e-commerce je crois qu’il faut être spécialiste en SEO, Marketing, maitriser le Web, avoir les connaissances de base dans la vente, être bon en design, connaitre la logistique, la comptabilité, pour la Suisse faut encore être multilingue et avoir plein d’amis sur les résaux sociaux Facebook, Google + et Youtube. Voilà je crois que j’ai rien oublié. 🙂

    Alors soit il faut un budget un peu plus étoffé que CHF 2500.-, soit on fait du bricolage du soir et on fait pas forcément du bien aux concurrents qui essaient d’être au top ou alors on bosse 24/24 et on fait tout à la fois…

    Vivement 2014 🙂

    1. Hahaha… la réalité peut-être encore pire oui…

      C’est ça le challenge c’est qu’il faut vraiment une connaissance assez large et on peut rarement se reposer… contrairement à certains business posés dans le monde « réel »… avec des clients fixes, une boutique au milieu d’une allée marchande etc… (quoique parfois c’est pas des plus facile non plus).

      Au niveau des budgets c’est délicat, car il est vrai que parfois on ne voit pas la différence sur l’investissement effectué… à cause de la dématérialisation… Le pire de tout ça reste le SEO… comment contrôler les actions du prestataire, très difficile pour le client de jauger.

      Quoi qu’il en soit, le e-commerce reste une fabuleuse expérience, mais il faut absolument aimer le commerce et aussi internet !

      Laissons déjà passer les actions de Noël… bonnes ventes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *